Action culturelle
- 12.01.2026 - 12.03.2026
- Résidence de recherche
Jeffrey Palms
Electriano
neimënster
Our world is saturated with stories, news, discussions, and beliefs about “progress,” much of it absorbed in a narrative that equates technological “innovation” with the democratization of systems, better ecological practices, longer and happier lives, stronger consumer rights—in short, the betterment of society and the answer to everything.
However, given how much of this narrative is promulgated by the marketing departments of powerful companies that benefit from technology sales (and their entourages of support firms), it has become impossible to disentangle which technologies, and to which extent, benefit people rather than shareholders. More than anything, it’s troublesome that “progress” is so often defined in these narrow terms of technologization.
My work therefore looks at the nature of progress and seeks to challenge these narratives. What are alternative forms of “progress”? If you break technology away from its role as ubiquitous problem-solver, what do you get?
As a methodology for engaging with these questions, my writing uses sound, music, and music technology in science fiction scenarios. Sound itself presents a strange and uncanny set of ontologies, at least compared to the generally more accessible field of the visual. What is sound? Where does it go when you don’t hear it anymore? Sound and music are often associated with unknown realms, with “transporting” listeners to other places, with creating trancelike states that access deep memories and subconscious emotions. These elements, particularly inside the speculative worlds of science fiction, lead to rich possibilities with which to explore narratives that are antithetical to the cold linearity of technological progress.
The main focus of my residency at neimënster is a novel that turns on these themes. Through interviews with local jazz musicians and researchers, I will develop a unique vocabulary with which to create speculative musical technologies that can, in turn, be used as a weirding lens via which to see the financial systems and corporate gestures of today.
My short fiction has appeared in Andromeda Spaceways and Kaleidotrope and my creative non-fiction book I’m Having a Knippchen: An American View of Luxembourgish Culture was published in 2021 by Black Fountain Press. I teach creative writing at the University of Luxembourg and grew up in a wooden house in suburban Detroit.
Notre monde est saturé d’histoires, d’actualités, de discussions et de croyances autour du « progrès » — la plupart inscrites dans un récit qui associe l’« innovation » technologique à la démocratisation des systèmes, à de meilleures pratiques écologiques, à des vies plus longues et plus heureuses, à des droits renforcés pour les consommateurs — en somme, à l’amélioration de la société et à la réponse à tous nos problèmes.
Cependant, puisque ce récit est largement promu par les départements marketing de grandes entreprises qui tirent profit de la vente de technologies (et par leurs réseaux de sociétés partenaires), il devient de plus en plus difficile de discerner quelles technologies profitent réellement aux personnes plutôt qu’aux actionnaires. Ce qui est particulièrement préoccupant, c’est que le « progrès » soit si souvent défini dans ces termes étroits de technologisation.
Mon travail s’attache donc à interroger la nature même du progrès et à remettre en question ces récits dominants. Quelles pourraient être d’autres formes de « progrès » ? Si l’on dissocie la technologie de son rôle de solution universelle, que reste-t-il ?
Comme méthode d’exploration de ces questions, mon écriture mobilise le son, la musique et les technologies musicales dans des scénarios de science-fiction. Le son, en lui-même, présente un ensemble d’ontologies étranges et énigmatiques — du moins comparées à celles, plus accessibles, du champ visuel. Qu’est-ce que le son ? Où va-t-il lorsqu’on ne l’entend plus ? Le son et la musique sont souvent associés à des mondes inconnus, à des expériences de « transport » vers d’autres espaces, à des états de transe qui permettent d’accéder à des souvenirs profonds et à des émotions enfouies. Ces éléments, intégrés dans des univers spéculatifs de science-fiction, ouvrent de riches possibilités pour explorer des récits en rupture avec la froide linéarité du progrès technologique.
Le cœur de ma résidence à neimënster est un roman qui s’articule autour de ces thèmes. À travers des entretiens avec des musiciens de jazz et des chercheurs locaux, je développe un vocabulaire unique permettant de créer des technologies musicales spéculatives qui, à leur tour, servent de lentille déformante pour observer les systèmes financiers et les gestes corporatifs contemporains.
Mes nouvelles ont été publiées dans Andromeda Spaceways et Kaleidotrope, et mon ouvrage de non-fiction créative I’m Having a Knippchen: An American View of Luxembourgish Culture a été publié en 2021 par Black Fountain Press. J’enseigne l’écriture créative à l’Université du Luxembourg et j’ai grandi dans une maison en bois, dans la banlieue de Détroit
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