• 17.03.2026 - 30.03.2026
  • Residence

Benedetta Cocco

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Benedetta Cocco’s research originates from an insistent gesture: weaving. An ancient, repeated, almost obstinate action that becomes a method of knowledge and a tool for transformation. The artist works with climbing ropes, knots, weights, and tensions. Materials designed to support the body and prevent falling.

The concept of connection (understood not only as a process of weaving, but also as a form of social relation) together with memory and dream, forms a central core of her practice. Weaving is an act that does not immediately produce an image, but rather accumulates traces over time. What emerges is never definitive: the works remain open, vulnerable, and exposed to the possibility of change.

Her works often take shape as both performative and sculptural practices. Through the gesture of weaving, the artist constructs large-scale organic volumes, dense and at times ambiguous, traversed by voids, fissures, and folds. These are non-figurative bodies, yet deeply corporeal: masses that evoke an interior, a reverse side, something that normally remains hidden. Bodies that are dismantled, stitched back together, distorted, in which fragility is not a limitation but a structural condition.

In the spirit of Embellie, the project has a participatory element, where visitors can help weave a new, desirable, future whilst using traditional methods. As such, the past, present, and future are interwoven creating new synergies.

Benedetta Cocco’s work stems from a long process of moving through different places and contexts, from Sardinia (her island of origin) to major European urban centres. She gathers stories, people’s memories, and cultural fragments that settle into the material. Textile practice thus becomes a language capable of holding together individual and collective dimensions, interiority and social space.

What the artist seeks is a system of relationships: connections, woven lives, bodies, people, places, and times. An oneiric and unstable ecosystem, made of knots, veils, and nets, in which what remains is an organic assemblage of the most authentic interiority.

La recherche de Benedetta Cocco prend naissance dans un geste insistant : tisser. Un acte ancien, répété, presque obstiné, qui devient à la fois méthode de connaissance et outil de transformation. L’artiste travaille avec des cordes d’escalade, des nœuds, des poids et des tensions, des matériaux conçus pour soutenir le corps et prévenir la chute.

La notion de connexion (entendue non seulement comme un processus de tissage, mais aussi comme une forme de relation sociale), associée à la mémoire et au rêve, constitue le noyau central de sa pratique. Tisser est un acte qui ne produit pas immédiatement une image, mais accumule des traces au fil du temps. Ce qui en émerge n’est jamais définitif : les œuvres demeurent ouvertes, vulnérables et exposées à la possibilité du changement.

Ses œuvres prennent souvent la forme de pratiques à la fois performatives et sculpturales. Par le geste du tissage, l’artiste construit de grands volumes organiques, denses et parfois ambigus, traversés de vides, de fissures et de plis. Ce sont des corps non figuratifs, mais profondément corporels : des masses qui évoquent un intérieur, un envers, quelque chose qui demeure habituellement caché. Des corps démontés, recousus, déformés, où la fragilité n’est pas une limite mais une condition structurelle.

Dans l’esprit d’Embellie, le projet comporte une dimension participative : les visiteurs sont invités à contribuer au tissage d’un avenir nouveau et désirable, en recourant à des méthodes traditionnelles. Ainsi, passé, présent et futur s’entrelacent, créant de nouvelles synergies.

Le travail de Benedetta Cocco s’inscrit dans un long processus de déplacements à travers différents lieux et contextes, de la Sardaigne, son île d’origine, aux grands centres urbains européens. Elle recueille des récits, des mémoires individuelles et des fragments culturels qui viennent se déposer dans la matière. La pratique textile devient alors un langage capable de relier dimensions individuelles et collectives, intériorité et espace social.

Ce que l’artiste recherche, c’est un système de relations : connexions, vies entrelacées, corps, personnes, lieux et temporalités. Un écosystème onirique et instable, fait de nœuds, de voiles et de filets, où subsiste un assemblage organique de l’intériorité la plus authentique.

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